05/01/2006

Si tu te reconnais | 05 janvier 2006


Tu travailles. Tes bouquins entassés sur la table ou sur ton lit, la tasse de thé qui fume à côté, doucement la musique, un disque des Stones je crois, et en-bas, dans la rue, la grisaille de cette ville de province. Tu fumes moins. Ce parfum un peu ambré de cigarette anglaise qui flotte dans ta chambre. Tu rêves à l'absolu et l'absolu te fait peur. Tu soupires après la vie et la vie attend. Tu es pieds nus assis à califourchon sur ta chaise, seulement vêtu d'un caleçon bleu marine. Je passe près de toi, ignorant ton désir. Nous parlons longuement au téléphone. Tu es Antinoüs mais serai-je ton Hadrien ? Cette question, c'est toi qui l'a posée. Les années sont passées, tu n'as pas su y répondre... Un garçon un jour peut-être me dira, si j'étais Rimbaud, serais-tu mon Verlaine. De lui ou de toi, lequel m'aimera le plus et pour combien de temps ?


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