28/03/2011

Contemplation matutinale

Quoi de plus agréable en se réveillant, de contempler l'aimé, dans la fraîcheur de sa nudité, fragile et candide. Savoir que ce corps est totalement en harmonie avec le sien, que nos baisers cette nuit encore nous emporteront tellement loin... C'est peut-être cela le vrai bonheur. Rien de gigantesque. Une sensation profonde, comme un frisson joyeux.

26/03/2011

Je ne vous ai jamais parlé de Thomas ?

Quand le jeune Thomas qui vit avec ses parents au-dessus de chez nous s'est présenté la première fois, il n'en menait pas large. Le bruit qu'il faisait avec sa musique nous avait fait intervenir, en dépit d'une patience avérée. Montés quatre à quatre chez les voisins, nous avons fait la connaissance de ces nouveaux arrivants qui sont devenus depuis de très bons amis. Tous deux enseignants à l'université, ils ont trois grands enfants, tous partis aux quatre coins des États-Unis et le petit dernier, ce fameux Thomas, encore au collège, fou de cinéma et de musique. Depuis, il a un magnifique casque et nous n'entendons plus rien. Thomas était venu s'excuser quelques heures après, sûrement après une discussion houleuse avec ses géniteurs. Il connait bien le chemin maintenant et de toute façon, il a la clé de l'appartement, comme nous avons celle de chez lui. Thomas n'avait jamais rencontré de français et je l'intriguais. Il ne connaissait pas non plus de garçons vivant en couple et avait une idée assez peu progressiste de la sexualité disons ouverte : bisexualité, homosexualité, tout cela l'effrayait un peu. Comme les filles l'effraient aussi. Pourtant il est beau gosse. Intelligent, sportif, gouailleur ce qu'il faut et pas du tout introverti. Je ne vous raconte pas le frisson qui me parcourt quand, lorsque la ville est écrasée par la chaleur et que l'air conditionné devient une nécessité absolue, une affaire de survie, notre Thomas de 17 ans débarque chez nous en savate et torse nu, parce que ses parents ont encore oublié de lui laissé des tunes et qu'il n'y a rien à boire dans son frigo ! Il est cute mais ne froncez pas les sourcils. Hétéro, bi ou gay, peu nous importe et cela ne nous concerne pas : Thomas est comme notre fils, ou notre filleul. "On l'a vu grandir" pourrait-on presque dire. Mais, j'avoue que le voir déambuler presque nu dans notre salon - parfois il en rajoute dans la provoc, histoire de rigoler - est un plaisir pour les sens.

Le printemps est là !

Avez-vous vu Colin Firth dans "A Single man" ? Très beau film de Tom Ford. cette image, découverte dans mes mails ce matin m'y a fait penser. Le printemps est arrivé à New York. il fait doux et l'air s'est rempli de mille petites senteurs qui ne trompent pas. Comme l'automne, le printemps à New York est un bonheur. Cela se voit même sur le visage des gens. Les sourires sont moins contraints, les yeux plus souvent dans le vague... Il n'y a que les cinéastes pour voir des papillons prendre le métro pour se rendre à Bloomingdale's, mais cela pourrait être possible. Longue promenade à Central Park cette après-midi. Juste pour vérifier que c'est bien de cela dont il s'agit. Spring time again !

25/03/2011

La migration est presque terminée

Pour ceux qui s'en souviennent, mon blog est né sur blogg.org. Malheureusement le site avait fini par être infesté de publicités pornographiques immondes et l'interface ne me plaisait pas vraiment. Le site demeure en l'état. il ne sera plus alimenté mais il perdure sur la Toile. Son adresse : http://animulavagulablandula.blogg.org/
Pourquoi ai-je mis autant de temps pour retrouver le chemin de ce blog ? Pourquoi cet éloignement qui a pu passer pour un abandon pur et simple ? La vie simplement ? Les occupations diverses et variées ? L'ennui, la flemme ? Je ne sais pas vraiment. Un peu de tout cela à la fois. L'amour aussi. Resté seul après une rupture qui m'a laissé sur le carreau, je suis rentré en France pour refaire une santé à mon cœur. Je savais qu'il devait partir, que ma vie professionnelle, mon attachement à ne pas intégrer ma famille et mon univers français à mes goûts et à mes choix intimes, tout cela a fini par lui peser. Et puis Il devait partir à l'autre bout des Etats-Unis. Ces allers et retours permanents ont usé notre désir, notre flamme. Cela a eu du bon. Il réussit bien dans son université. Nous nous parlons de nouveau depuis un mois et je l'ai souvent au téléphone. Mais le retour en France a été difficile. Après les premières semaines de repos absolu, avec un vide total du point de vue sentimental et sexuel. Il y a eu La rencontre. Un de ces miracles qu'on n'imagine que pour les héros de cinéma ( et encore les plus beaux, les plus doués et les meilleurs d'entre eux) : Hadrien qui venait de perdre Antinoüs a trouvé Antonin... "Les dieux veillent sur Rome" disait mon grand-père ! 
Avec Antonin ce fut un coup de foudre instantané. Une attirance intellectuelle avant que physique. J'avais en face de moi un garçon beau, intelligent, rayonnant. Mais ce qui me plut en une fraction de seconde, ce fut son allure, son naturel et le fait qu'émane de lui rien que de la passion. pour la vie, pour ce qu'il fait, pour ce qu'il apprend... Il a vingt ans et fait de la radio, de la vidéo, de la musique. Il compose, il écrit, il lit, il écoute. Étudiant en Lettres, il en a la liberté et la curiosité. Il pourrait aussi bien être à Sciences Po ou aux Beaux Arts... Je l'aime et, s'il n'a encore jamais prononcé ces mots, sa présence quasi permanente à mes côtés désormais ne veut pas dire autre chose. Tout est prétexte pour m'appeler, m'envoyer un mail, un texto. 
Chaque jour en France, il est venu me voir souvent quand je ne l'attendais pas. Avec simplicité il m'a présenté son univers. Il a vingt ans. Quand nous nous sommes rencontrés il était avec Julie, jolie fille brune brillante elle aussi. Ils sont toujours ensemble, mais ce bougre a réussi à faire admettre à tous le nouveau partage de ses jours et de ses nuits : un peu chez papa et maman (artistes), un peu chez Julie et sa mère (avocat) et beaucoup chez moi. 
Notre premier contact physique fut presque un accident. Nous regardions ensemble un texte sur mon ordinateur. Le Tokaï qu'il avait amené nous faisait un peu tourner la tête. Nous étions bien. Très près l'un de l'autre, nos jambes s'effleuraient. Nous étions pris par ce que nous lisions. Soudain par un faux mouvement il a failli faire tomber l'ordinateur. Nous l'avons récupéré ensemble, nous obligeant  à nous coller l'un contre l'autre, bras, épaules, thorax... Nos visages étaient l'un face à l'autre. J'ai senti la chaleur de son souffle, ses yeux bleus saphir sous les longs cils blonds me fixaient. Il avait un petit sourire comme amusé et timide à la fois. Nos bouches se sont rejointes. Ce fut comme une explosion de bonheur. Une première fois. Comme une découverte. La nuit fut douce et belle, bien que le canapé ne soit pas un des meilleurs lieux pour dormir... J'espère ne pas choquer mes lecteurs, mais cette longue découverte réciproque de nos corps a été un des moments les plus forts de toute ma vie sexuelle ! Rideau, les détails ne concernent que nous. Aucun de mes lecteurs n'est un voyeur. Du moins je l'espère. Cela sous-entendrait trop de frustration et de tristesse. 
Il a bien fallu que je reprenne le chemin du boulot et me revoilà à New York. Antonin doit me rejoindre après ses partiels. Ensuite il partira avec Erasmus... En Silésie... L'avenir ? Les dieux sont clairvoyants. Ils savent et ne nous laissent rien deviner. C'est aussi cela le chemin de la vie : l'inconnu.

23/03/2011

Un super film court qui nous vient de Suisse : l'Ami.



A ne pas manquer sur Arte+7, "l'Ami" de Adrien Kuenzy, un court-métrage très bien fait avec de jeunes acteurs très bon, notamment le héros, sorte de "Théorême" revu, plein de charme et de passion, au sortir de l'enfance. une homosexualité vécue joyeusement et simplement, quelque part dans une petite ville suisse.

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