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23 août 2018

Elégant et sexy quand tu marches vers moi

J'me sens pas beau quand tu marches tu marches vers moi
Qu'est-ce que t'es beau quand tu penses tu penses à toi
Non j'me sens pas beau quand tu sais que je sais pas Qu'est-ce que t'es beau quand tu dis, tu dis, je crois
Je crois
Je crois
J'me sens pas beau quand tu ris, tu ris de quoi
Qu'est ce que t'es beau quand tu doutes, tu doutes de toi
Le soleil est là, le soleil déjà aide-moi
Le soleil est là, cache-toi dans mes bras
Le soleil est là, le soleil déjà aide-moi
Le soleil est là, cache-toi dans mes bras
Dans mes bras
Non j'me sens pas beau quand tu parles, tu parles de quoi
Qu'est-ce que t'es beau quand t'as peur, t'as peur de toi
J'me sens pas beau quand tu rêves, tu rêves à quoi
Qu'est-ce que t'es beau quand tu penses, tu penses à moi
Le soleil est là, le soleil déjà aide-moi
Le soleil est là, cache-toi dans mes bras
Le soleil est là, le soleil déjà aide-moi
Le soleil est là, cache-toi dans mes bras
Dans mes bras
Qu'est-ce que t'es beau
J'me sens pas beau
Mais qu'est-ce que t'es beau
Non
T'es beau, t'es beau

21 juin 2018

Un si charmant sourire

 

Juste pour fêter le dernier jour de travail de la semaine. Nous partons demain pour Vancouver. Deux semaines de vacances. Enfin !

16 juin 2018

Narcisse a grandi


Intimacy


Avec l'été qui vient...


Avec l'été qui vient
De bien des choses, je me souviens.
Notre première rencontre
Ton regard déjà tendre
Et puis ce geste délicieux
quand avec tes amis tu es reparti
de ce bar où je venais pour la première fois
Tu as levé la main, discrètement
Personne n'en a rien su
Il n'y a que moi qui l'ai vu
Avec l'été qui vient...   

Ces vers mal tournés et jamais retravaillés, je les ai écris pour Eric, un garçon croisé par hasard dans un bar de la ville où j'ai grandi. Freshman, je goûtais depuis quelques mois aux délices de ma nouvelle liberté d'étudiant. Favorisé, j'occupais avec une de mes sœurs le bel appartement de la famille, j'avais une voiture, de l'argent, et les parents très occupés par les vignes ne s'occupaient guère de nous qu'ils jugeaient désormais assez grands pour se débrouiller seuls. J'avais une petite amie. Je sortais beaucoup mais restais encore bien mal dégrossi, timide et tellement peu sûr de moi. Je n'avais pas dix-neuf ans. 

Ce soir-là, es mais et moi, nous nous étions esquivés d'une soirée trop morne. Un de ces rallyes où nous croisions toujours les mêmes têtes. Un nouveau bar venait d'ouvrir. On en parlait beaucoup à la fac. Nous y sommes allés. Je pénétrais à peine les lieux que j'en aimais l'ambiance. Et puis, au comptoir, entouré d'un groupe de filles et de garçons, il était là. Brun, les cheveux bouclés, une allure dégingandée, souriant, avenant et visiblement très apprécié du petit groupe qui semblait former une cour à ses pieds. Il me vit dans le grand miroir qui couvrait le mur derrière le bar et se retourna. Il plongea ses yeux dans les miens et je fus en une fraction de seconde comme pénétré par une onde magique, électrique. C'était fin juin, je venais de terminer mes examens, l'année scolaire se terminait. J'allais partir sur le bassin rejoindre la famille. Il y partait aussi. Nous nous sommes revus, une fois, deux fois puis tout se passa très vite. Je me souviens... Notre premier baiser dans sa voiture. La buée sur les vitres. Son rire. Puis notre première nuit, dans ma chambre...

21 mai 2018

I am God and King and Law !



And he wore a kingly crown ;
And in his grasp a sceptre shone ;
On his Brow this mark I saw :
'I AM GOD AND KING AND LAW.'

 (Shelley - La Mascarade de l'Anarchie)

15 mai 2018

Quatorze ans déjà


Tu es rentré dans ma vie il y a quatorze ans aujourd'hui. Un jour de grande chaleur, presque étrange pour cette période quand mai hésite le plus souvent à s'habiller de lumière et de senteurs et que les brumes océanes portent encore les remugles des frimas récents. C'était sur le campus de ton université. un lieu où filles et garçons jouent aux étudiants britanniques, certainement à cause du décor, ces grands arbres centenaires, les murs de brique des collèges et ce fairplay si peu américain que cultivent les WASP de la côte Est. Je sortais d'un séminaire, tu venais de passer le premier de tes examens. Tu étais avec quelques amis et un jeune professeur. Je passais avec un ami enseignant débutant lui aussi. Les deux se connaissaient bien. Nous nous sommes arrêtés. Présentations. Poignées de main. Sourires. Le tien me fit l'effet d'un souffle de fraîcheur et de possibles. Premier regard échangé. Battements de cils et battements d'ailes. Comme un coup délicieux reçu en pleine poitrine. 

Nous avons fini la soirée tous ensemble. Tu étais attablé avec tes amis quand nous sommes arrivés. Second regard, fort, profond, plein de sens. Devant toi un livre était posé. Un recueil de poésie de Frank O'Hara que je venais de découvrir. Vous étiez tous de futurs architectes, avocats, linguistes ou journalistes. J'avais terminé Sciences-Po en France, fait du droit dans la même université et tâté un peu de l'écriture, toujours à Columbia. Pourtant j'avais un peu dévié. Mal tourné me diras-tu un jour où nous étions nous disputés. J'étais en train de devenir banquier d'affaires.

Tu t'acheminais avec détermination vers ton PhD de philosophie et de littérature. Combien de goûts communs, d'idées semblables et d'envies similaires. Tu étais mon cadet de quelques années. Sept ans exactement. Je ne voyais plus que toi, je n'entendais plus que toi. Tu allais devenir mon petit frère, mon âme sœur, le compagnon de mes bons et de mes mauvais jours. Tout en moi le pressentait. Nous avons longtemps parlé ce soir-là. La nuit est vite passée et ce n'est qu'à l'aube du second jour que nous nous sommes embrassés, comme deux jeunes adolescents timides... 

C'était, te rends-tu compte, il y quatorze ans déjà...

14 mai 2018

B&W Beauties







Thanks to Another Country (Esta noche) and thanks to Frank, Paul and Simon.

Hoppipolla by Sigur Rós


cahoppopilla, le tumblr d'Hadrianus


Bonjour lecteurs.

Frisquet ce matin ici mais le soleil est là et il devrait faire beau et chaud toute la journée. Un lundi matin comme je les aime. A la maison. Promenade du chien, petit-déjeuner en musique. Rangements, lecture... Cela va être cool. 

Je profite de mon retour sur blogger (pardon lecteurs, mais le temps passe si vite et on a tellement tendance à courir trop et par habitude aussi...) pour vous parler de Cahoppopilla. Pas la chanson de Sigür Ros, non un site sur Tumblr. Ce n'était qu'un jeu au début - il y a plusieurs années déjà - une boutade, un passe-temps esthétique décidé au hasard de nos errements sur le net. Chronophage comme tout ce qui a trait aux dits "réseaux sociaux", davantage outils de désocialisation à mon avis contrairement à ce que nous chantent les Mark Zuckerberg et compagnie. 

Mais finalement, le flot d'images qui s'entassent dans nos disques durs et autres clés USB, méritent bien d'être montré. C'est ainsi que la boutade sur Tumblr a repris du souffle et que nous l'entretenons gaiement (pas de jeu de mot genré, je ne me défausse toujours pas - le ferai-je jamais ? - de ma position/conviction initiale : amitié ou amour entre garçon = sphère privée, affaires personnelles, confidentialité et le sexe entre garçons conséquence de cet attrait amitié-amour donc n'est aucunement constitutif de ce que nous sommes).


Bref, rien à voir avec la pseudo culture-gay et tout l'attirail petit-bourgeois des militants de la gay attitude, très vieillot tout ça. Juste des moments et des bribes d'esthétique, de beauté et de charme. 
Non pas que je méprise ou moque ceux qui préfèrent les mâles post trentenaires, velus, poilus et charnus, qui aiment la violence et la force agressive dans leurs rapports sexuels, qui se rêvent en femme et féminisent tout à défaut d'en être (des femmes), mais la beauté et le charme se manifestent pour moi uniquement dans la jeunesse, la pureté et rien dans ma vie ne cherche à choquer ou bousculer. 


Si je vis avec un garçon que j'aime, si je dors avec lui et que nous échangeons tendresse et volupté, cela ne me fait différer en rien du reste de mes semblables qui n'ont pas le goût, le désir ni la chance de connaître les délices de l'amour entre garçons, amitié transcendée, désirs partagés qui ne regardent personne d'autres que nous. Mais pas de polémique, de leçons de philosophie, anthropologie ou sociologie. 

L'homosexualité est une invention du XIXe siècle, un désordre pour les théologiens des trois religions du Livre mais pas une maladie, ni une damnation. L'antiquité, le Moyen-Age, la Renaissance en avait fait une attitude normale dans les limites qu'imposaient religions et nécessités sociétales, pas une tare. En revanche, les folles remuant du derrière, parlant au féminin, en cuir, barbe et moustache et poils de singe sur tout le corps, vêtus de froufrous roses ou déguisés en religieuses, chantres de la culture gay, me semblent totalement hors-jeu, démodés, absurdes et pathétiques. Mais, encore une fois, cela n'engage que l'auteur de ces lignes (et ceux - nombreux - de ses amis qui pensent comme lui). On en reparle; le débat est ouvert. Sans polémique, ni prosélytisme, of course. Bonne journée.


Mais après avoir répondu publiquement à cet mail reçu il y a quelques jours et dont le contenu était assez violent sur le sujet et à mon égard et qui a suscité les lignes ci-dessus, revenons à Tumblr. Hadrianus y publie des images reçues ou découvertes au hasard de nos promenades sur le net. Abonnez-vous. C'est gratuit.Et si ce n'est pas déjà fait, téléchargez l'application "c'est encore plus sympa niveau présentation" comme m'écrit un lecteur. Bonne visite au Tumblr d'Animula Vagula Blandula !


25 mars 2018

Rêverie


Would you know Him, look again...





Glorious eyes, and sad young Face,
But the look of a King was there;
Oh the boy was wondrous fair:
Fairer than the sons of men;
Would you know Him, look again.
See the nimbus cruciform
Round his Head, in the sunlight warm;
This the boy most fair to see,
Altogether lovely He.



24 mars 2018

Week end !


Comment résister à Klaine ?


Une correspondance retrouvée...


Retrouvé dans une boite ramenée de France récupérée dans la maison des parents l'été dernier. Des vieilles photos, des cartes postales et quelques paquets de lettres des années 80. Parmi elles, celle-ci qui m'a fait rêver un joli moment Un peu longue, je la transcris telle quelle... :

"Capri, ce 12 septembre 1978

Bien chère Blandine,

Je voulais t'écrire depuis ton départ de Florence mais à ne rien faire on est tellement occupé... Finalement nous sommes restés deux jours encore dans la pensione de la Via Bernardino Ramazinni, captivés comme nous l'étions par cet étonnant personnage qu'on aurait vraiment dit sorti d'un roman. Tu te souviens de ses mystérieuses paroles l'autre soir dans ce bucco où il nous avait royalement traité. Propos énigmatiques, sous-entendus frisant le délétère et cette misogynie exacerbée que Jean trouvait limite, nous avons compris enfin le pourquoi du comment. 

Mais je t'en donnerai les détails quand nous serons rentrés. sache seulement que le bonhomme, poète et violoniste, ancien résistant a vécu en détail une page sombre de l'histoire du Regno d'Italia. Une horrible affaire qui ferait un bien joli film car haine et amour y sont mêlés, s'il l'affaire n'avait pas coûtée la vie à une dizaines de florentins innocents sacrifiés pour l'exemple par les nazis... Nous étions de partir après cette soirée terrifiante. finalement, nous n'avons passé qu'une journée à Naples. Après Venise, après la Toscane, après surtout un voyage fatigant - il a fait terriblement chaud - cette ville bruyante et sale nous a épouvantés. 

C'est à Sorrente que nous nous sommes fixés. Belle ville où j'ai vite pris mes habitudes. Nicolas est parti comme prévu. Disposant dz presque un mois de plus, il voulait découvrir la Grande Grèce avant de reprendre ses bouquins de Droit. Quelle chance il a. Mais, don't worry, ma chère, ma situation n'est pas déplaisante non plus. Dix jours solitaires à Sorrente, avec le soleil, les bains dans une eau délicieuse et la compagnie de jeunes italiens sympathiques qui fréquentent comme moi le café et le ponton où je me baigne chaque jour. La bande m'a vite intégré dans leurs virées et quelques uns sont devenus bien proches. Sorrente, c'est la ville du Tasse. Une cité balnéaire réputée. A y vivre au milieu de ses habitants on le comprend. Tout est agréable. Le plus gros des touristes est parti redonnant aux habitants l'usage de leur ville. La jeunesse est nombreuse, belle, épanouie et avenante. 

Je ne m'ennuie donc pas du tout Ni le jour, ni la nuit. La vie est bien moins chère qu'à Florence. Heureusement car j'arrive au bout de mes traveler's et j'ai déjà dû appeler ma chère mère pour me réapprovisionner... Cela m'a permis de découvrir Naples qui m'a fasciné. Je l'ai visité en compagnie de Mario, jeune éphèbe sorrentin de dix sept ans, joli nageur et plongeur qui n'a pas cessé de faire mille démonstrations de son habileté devant moi. Il faut que je te raconte. Et ne crois surtout pas que j'ai voulu profité de ma solitude et donc de la liberté qui va avec pour partir chasser comme le ferait notre pauvre Paul. Je voulais écrire. Je vais donc chaque jour depuis le départ de Nicolas à ce café sur le port qui dispose d'une terrasse-ponton au bord de l'eau. J'y ai ma table où je joue au professeur Ashenbach avec mes livres et mon grand cahier. mais la comparaison s'arrête là. d'abord parce que je n'ai pas encore tout à fait vingt-cinq ans. 

Mais tu vas rire quand je dirai que la première fois que j'ai remarqué Marco, j'ai tout de même pensé à la fascination de Dirk Bogarde quand il voit pour la première fois sur la plage Björn Andrésen ! Il faut dire que mon jeune nageur est joliment fait, avec un sourire d'ange, de longs cheveux bouclés et des cils de fille entourant des yeux d'un vert incroyable... Plongeant, replongeant et ne cessant de me regarder, j'ai bien fini par craquer et répondre à ses regards d'abord, à ses invites ensuite... Je sens déjà ton regard désapprobateur de grande bourgeoise prude et revenons à ma découverte de Naples. 

C'est une ville fascinante vraiment. Non seulement ses églises, gigantesques pâtisseries dégoulinantes d'arabesques et de déliés mais ses vieux quartiers, le tombeau de Virgile a Piedigrotta - où j'ai embrassé Marco pour la première fois, le pais royal (j'ai beaucoup aimé le teatrino), le château d'Anjou et l'atmosphère générale, un peu déjantée, de la ville. Un rêve. La visite à la Compagnie des Wagons-Lits Cooks & Co s'est vite transformée en une jolie ballade touristique. le musée archéologique m'a permis de prendre un ascendant certain sur Marco que écoutait toutes mes explications bouche bée et pendu à mon bras. Bref, j'ai passé trois agréables journées à Naples, logé chez la grand-mère de Marco, vieille femme à demi aveugle et un peu sourde qui n'a fait aucune objection que son petit-fils et moi partagions le même lit... Marco n'est pas seulement un bon nageur... Pardon, je m'égare ma chère Blandine ! Sois donc fière de moi, je m'assume et je n'en ressens nulle culpabilité ni confusion. 

D'autant que tout cela est déjà une histoire ancienne. Car, en dépit du peu de temps qu'il me reste avant de rentrer, j'ai décidé de retourner à Capri. Tu me l'avais vivement conseillé et combien tu as eu raison. N'ayant pas assez d'argent pour loger à l'hôtel, j'ai dormi la première nuit à la belle-étoile, un peu effrayé tout de même mais beaucoup ravi. J'avais trouvé un raidillon entre deux vergers qui mène à un promontoire arboré avec une vue incroyable sur la baie. J'y ai installé mon sac de couchage sur un lit d'aiguilles de pin et de mousse un peu en retrait du chemin, face à la mer et, après m'être changé, je suis descendu sur la piazzetta. Quel délice que cette passeggiata. Entouré de belles filles et de jolis garçons bien, je regrettais un peu d'être seul et de ne pas parler assez bien l'italien... Tout le monde ici joue à la séduction... Tu avais raison, Capri est un bel endroit. Que de jolies tentations, tu peux l'imaginer... Marco m'a un peu manqué. Mais ces doux moments avec lui n'effacent pas le manque. Si seulement le fratellino était avec moi...

La nuit se passa sans problème sous un joli clair de lune. Au petit matin, un homme et une femme qui promenaient un chien ont remarqué mon petit campement. Nous avons un peu bavardé et ils m'ont proposé de prendre un café chez eux, à deux pas. Tu ne devineras jamais où ils habitent ! Ceux sont les gardiens de la ville Lysis, la villa de Fersen et sans le savoir, j'avais dormi dans un des recoins du parc de la propriété du baron ! Ces lieux qui m'ont tant fait rêver depuis mes quinze ans... Anna Salvia est charmante. ils vivent au rez-de-chaussée dans les anciens communs, seuls encore occupés. Le reste de la villa est tout effondré ou presque. Un grand trou dans la toiture et dans le plafond du grand salon rendent la villa inhabitable. 

De fil en aiguille, ces gens m'ont proposé de poser ma paillasse dans une chambre à l'étage, la seule qui a conservé son plafond et c'est... la chambre de Nino Cesarini ! Mais oui ma chère, je dors depuis deux nuits à l'emplacement exact ou dormais l'amant du baron d'Adelsward-Fersen... Les fenêtres ouvrent sur une terrasse joliment carrelée, à travers les arbres je vois la baie et la crique tout en bas... Tout est aussi beau que je l'imaginais, et il flotte ici quelque chose d'unique... Un lieu dédié à la jeunesse d'amour... J'aimerai y revenir avec il fratellino, et avec Marco... Hélas je dois bientôt partir.

Je t'écris du café sur la piazzetta où se réunissent les jeunes. il y a quelques vieux messieurs assidus aussi... J'ai même rencontré un vieux bonhomme tout sec qui a fut employé comme jardinier par le baron. C'est le fils de la belle Carmelina, cette danseuse dont parle Peyrefitte dans son livre. Il m'a offert une photo de son ancien maître...  Jalouse ? Un bonheur en tout cas. c'est la première fois que je pénètre dans un roman...

A très vite, bien chère Blandine, pour user ensemble notre jeunesse auprès de nos vieux maîtres et nous préparer à dominer le monde ! Mille baisers à ton frère qui me manque autant que toi !

C."


 

16 janvier 2018

Sleep Well My Love




Belle chanson d'après l'émouvante lettre d'amour écrite par Brian Keith, un G.I. à Dave, son ami, G.I. comme lui en Afrique du Nord pendant la Seconde guerre mondiale, publiée pour la première fois en 1961 et reprise pendant la campagne présidentielle qui porta Obama au pouvoir. En voici le texte :

Dear Dave,

This is in memory of an anniversary — the anniversary of October 27th, 1943, when I first heard you singing in North Africa. That song brings memories of the happiest times I’ve ever known. Memories of a GI show troop — curtains made from barrage balloons — spotlights made from cocoa cans — rehearsals that ran late into the evenings — and a handsome boy with a wonderful tenor voice. Opening night at a theatre in Canastel — perhaps a bit too much muscatel, and someone who understood. Exciting days playing in the beautiful and stately Municipal Opera House in Oran — a misunderstanding — an understanding in the wings just before opening chorus.

Drinks at “Coq d’or” — dinner at the “Auberge” — a ring and promise given. The show 1st Armoured — muscatel, scotch, wine — someone who had to be carried from the truck and put to bed in his tent. A night of pouring rain and two very soaked GIs beneath a solitary tree on an African plain. A borrowed French convertible — a warm sulphur spring, the cool Mediterranean, and a picnic of “rations” and hot cokes. Two lieutenants who were smart enough to know the score, but not smart enough to realize that we wanted to be alone. A screwball piano player — competition — miserable days and lonely nights. The cold, windy night we crawled through the window of a GI theatre and fell asleep on a cot backstage, locked in each other’s arms — the shock when we awoke and realized that miraculously we hadn’t been discovered. A fast drive to a cliff above the sea — pictures taken, and a stop amid the purple grapes and cool leaves of a vineyard.

The happiness when told we were going home — and the misery when we learned that we would not be going together. Fond goodbyes on a secluded beach beneath the star-studded velvet of an African night, and the tears that would not be stopped as I stood atop the sea-wall and watched your convoy disappear over the horizon.

We vowed we’d be together again “back home,” but fate knew better — you never got there. And so, Dave, I hope that whereever you are these memories are as precious to you as they are to me.

Goodnight, sleep well my love.

Brian Keith