Pages

04 février 2022

Un garçon en train de lire c'est toujours sexy

 

When I first published that picture. pardon, lorsque j'ai publié la première fois cette image d'un lecteur du recueil Lunch Poems, de Frank O'Hara, cet excellentissime new-yorkais, journaliste, écrivain, critique d'art et joyeux compagnon de l'intelligentsia de NYC dans les années 60, mort dans des circonstances pasoliniennes (la mafia et les prostitués romains en moins) sur une plage après une soirée entre amis. Un accident idiot qui priva la poésie moderne américaine et la littérature d'un génie qui n'avait pas encore donné le meilleur de lui-même. Gay, grand lecteur, grand amateur d'art moderne, grand curieux et merveilleux ami aux dires de tous ceux qui l'ont connu, il aurait aimé cette facilité que nous donne internet en permettant de découvrir des milliers de beaux garçons dont l'image est figée dans le temps, les montrant à tout jamais dans leur flamboyante jeunesse. Ce post rempli d'images venues d'un peu partout et de toutes les époques, en hommage à O'Hara et aux garçons qui lisent de vrais livres de papier et d'encre, partout dans le monde !







18 janvier 2022

Grandma's little angel

"Qu'il est devenu grand et comme il est beau mon petit ange. Il ressemble tellement à mon pauvre Teddy qui était si beau. " Il serait nu comme un ver en train de lutiner son meilleur ami Tom, que la pauvre grand-mère trouverait encore à vanter sa force et sa joliesse. oui il est beau le bougre. Il le sait. 

Et oui, Grandma, les enfants grandissent. Ils perdent leur innocence bien que parfois elle demeure et fait d'eux des anges ou des dieux. Disons que la pureté n'est plus la même, moins diaphane, moins évaporée, moins attendue comme l'attendent les adultes. Des sentiments nouveaux, des pensées étranges, des rêves où la chair prend toute la place. L'enfant voit son corps se transformer. Surpris quand il ne sait rien, il se delmande pourquoi ses pieds s'allongent, pourquoi des poils poussent sur les jambes, les pieds, entre les jambes aussi et pourquoi son sexe de plus en plus souvent se dresse et devient rétif, refusant d'obéir et se levant sans que le garçon puisse le contrôler. Est-ce normal ? Suis-je malade ? Non grandma, il ne vous parlera pas, votre petit chéri, de cette décharge qu'il a ressenti la première fois dans sa bite, son souffle qui s'accéléra et cette sensation électrique qui se répandit dans stout son corps lorsqu'il posa son regard sur le corps et le sexe de son meilleur copain, à la piscine, dans la cabine où ils se changeaient tous les deux. Non Grandma, ce n'est plus un enfant mais dieu qu'il est beau et attirant n'est-ce pas ! Et quel appétit, vous pouvez être fière de votre petit-fils Grandma !


Il est gourmand, ila toujours faim. Pas seulement de pizzas. Il a envie, il a toujours envie, de baiser. il ne pense qu'à ça et cela le réveille la nuit. Il désire ardemment son meilleur ami, son voisin dans le métro, ce garçon aperçu à l'arrêt de bus et celui qui joue toujours au basket dans le square à côté, torse nu et en short moulant. Il a envie de tous les garçons qu'il croise. Est-ce cela être gay ? s'interroge-t-il souvent ? Pourtant il a déjà souvent embrassé des filles, il s'est collé à elles, et disent entre elles qu'il est canon, qu'il embrasse bien. Avec la langue. Il est musclé, bien foutu, la peau lisse ombrée depuis peu sur les joues et le menton d'une barbe naissante. Il se rase désormais. Il sent bon. Même sa transpiration fait tourner la tête des filles. Il n'a jamais encore eu de relations sexuelles mais il en rêve. ils en parlent avec ses amis. Il est prêt. Les filles l'attirent mais son meilleur ami l'attire aussi, et le garçon qui a plongé ses yeux dans les siens l'autre jour dans le centre commercial où il venait avec Grandma acheter des chaussures pour son anniversaire.Il en avaits oudainement envie comme on a envie d'une part d'apple pie... "ça des chaussures ?" avait dit la vieille dame, c'est juste bon pour le sport, pas pour aller à la messe. Le garçon était en face du magasin, appuyé contre un panneau publicitaire. Grand, du même âge que lui, brun, bouclé, les cheveux clairs encadrés de longs cils de fille. Vêtu d'un t-shirt blanc sous une chemise ouverte, on voyait pectoraux et abdos bien dessinés. Son jean déchiré au genou moulait joliment des cuisses longues et musclées et cet endroit mysétrieurx, attireant, interdit, entre les jambes, dessiné aussi... Grandma remarqua le regard appuyé de son petit qui rencontrait soudain celui de l'autre garçon... Elle rougit un peu mais ne dit rien. Elle venaitd e comprendre. Alors elle eut un sourire et serra fort le bras du cher petit. Non déciémdent ce n'est plus un enfant soupira-t- elle... 


 

29 novembre 2021

Depuis longtemps un film ne nous avait pas autant secoués...

Mark et moi étions ce weekend à la campagne, pas très loin de New York. Douglas et Jane sont de grands amateurs de cinéma mais c'est aussi leur métier. Elle est productrice, il est responsable juridique dans l'industrie du cinéma indépendant. Mark a connu Douglas au collège et voilà quinze ans que nous passons ensemble des tas de moments.

Comme à chaque fois, nos hôtes nous régalent d'un film qu'ils projettent dans leur salle de cinéma personnelle. car c'est bien de cela qu'il s'agit. Rien de luxueux, une grande pièce donnant sur leur jardin aménagée comme un vrai cinéma pour une dizaine de personnes avec un écran géant et un matériel de projection et de sonorisation ultra perfectionné, le tout dans un confort et un style très New England, tweed, cuir et bois cirés. 

Cette fois, la séance était consacrée à deux films très différents. Le premier comme un clin d'oeil à mon pays d'origine, le second parce qu'il s'agit d'un extraordinaire film, taïwanais ou coréen, peu importe, sorti il y a quelques mois et passé presque inaperçu bien que dépassant les critères de genre et d'époque, bien que extraordinairement filmé, monté avec deux jeunes acteurs fascinants de vérité dans leur jeu. J'étais tellement fasciné que nous l'avons regardé une seconde fois après le dîner. J'ai déjà envie de le revoir !

 


26 novembre 2021

L'Amour sanctifie ceux qui s'y adonnent

"Le motif secret de nos actes, et j'entends : des plus décisifs, nous échappe ; non seulement dans le souvenir que nous en gardons, mais bien au moment même. Sur le seuil de ce que j'appelle : péché, hésitais-je encore ? Non." 

André Gide, Si le grain ne meurt

19 novembre 2021

Je suis tombé amoureux de toi...

à David.
 
Juste réminiscence de ce qui depuis tant de temps me comble et me nourrit, ces vers du chanteur italien Luigi Tenco, dont on a fait taire la voix qui dérangeait car il était de ceux qui chantent l'amour et la liberté. Eclairant notre esprit et nous rappelant ce qui compte  vraiment : la joie, l'amour, la paix au milieu des autres et avec tous. 
 
Nous l'écoutions hier soir, seuls à la maison, dans la douce torpeur du salon, le chien et le chat paisiblement endormis sur le coussin qu'ils partagent. La bouteille d'un vieux Médoc, nos deux verres, quelques delicatessen de chez Andy's et du fromage italien de chez Zabar's. Et la voix de l'italien. Atmosphère comme toi et moi nous aimons. La rumeur de la ville que la nuit enveloppe se fait à peine sentir. Je suis bien avec toi et je te dis une fois encore, merci David pour celui que tu es et pour ce que nous avons construit ensemble...
 
  
 
Je suis tombé amoureux de toi 
parce que je n'avais rien d'autre à faire
le jour  je voulais rencontrer quelqu'un
la nuit je voulais avoir une chose à rêver

Je suis tombé amoureux de toi
parce que je ne pouvais plus rester seul
le jour, je voulais parler de mes rêves
la nuit, te parler d'amour
 
Et maintenant que j'ai mille choses à faire
Je sens que mes rêves disparaissent
mais je ne peux plus penser
à rien d'autre qu'à toi
 
Je suis tombé amoureux de toi
et maintenant je ne sais même plus quoi faire
le jour je regrette de t'avoir rencontré
mais la nuit je viens te chercher.
 
Mi sono innamorato di te
Perché non avevo niente da fare
Il giorno volevo qualcuno da incontrare
La notte volevo qualcosa da sognare
Mi sono innamorato di te
Perché non potevo più stare solo
Il giorno volevo parlare dei miei sogni
La notte parlare d'amore
Ed ora che avrei mille cose da fare
Io sento i miei sogni svanire
Ma non so più pensare
A nient'altro che a te
Mi sono innamorato di te
E adesso non so neppur io cosa fare
Il giorno mi pento d'averti incontrata
La notte ti vengo a cercare
 
 

Je suis tombé amoureux de toi

16 novembre 2021

Jeunes vies, fortes amitiés

Lu sur l'excellentissime blog Red Mug Blue Linen de Laurent ces lignes de Thomas Mann, parues en 1948 :


"Needless to say, our formal goodbye was cool and reserved. It scarcely amounted to exchanged looks or a handshake. In the course of our young lives we had parted and met again too often for handshakes to have become our usual practice."

 Thomas Mann (Docteur Faust,1948)

Quand deux garçons s'aiment, ils dorment ensemble

 à Mark et à David...

06 novembre 2021

Antinous comme en rêve


 Et si Hadrien avait laissé Antinoüs se perdre ? Quand il titillait la fidélité du jeune bythinien en installant son rival, éperdument amoureux de l'empereur, jaloux du favori, de l'Elu mais fasciné par sa beauté comme l'emperuer l'avait été, fou amoureux du maître et de son ami ? Ont-ils cédé ? Ils étaient jeunes, forts et beaux tous les deux. Ils auraient pu demeurer, pareils à Achille et Patrocle, unis dans la passion, le désir, le jeu, dans la douce affection qui accompagne les amants assouvis et continuer d'aimer, d'accompagner et servir l'empereur... Au lieu deça, Antinoüs a choisi le sacrifice. A moins que tout cela ne fut qu'une opération secrète, pour aliéner l'amour et la sérénité au maître du monde, un complot pour assurer l'avenir d'un faction jalouse. empêcher Hadrien d'adopter les deux garçons et de faire d'Antinoüs son successeur... Suicide ou meurtre déguisé en sacrifice rituel pour la gloire de l'empereur et l'avenir de l'empire ? Qui saura jamais...

"How Dreams Are Made", à celui qui se reconnaîtra et peut-être se souviendra

La voix de Jasper Steverlinck m'a fait penser à ce garçon rencontré il y a longtemps à une terrasse de café. J'étais étudiant encore et vivais en France. Il se nommait David. Nous nous retrouvions tous les jours à la même heure et pendant des semaines, nous nous sommes croisés, jetant un coup d'oeil à la volée pour voir l'autre, sans jamais chercher à croiser nos regards. Il buvait un café allongé, je prenais du thé. Nous lisions ou prenions des notes tous les deux. Comme moi, il cherchait le soleil. Et puis un jour, des semaines après, un ami avec qui j'allais travailler à la bibliothèque te croisa dans les travées. Et me proposa de nous asseoir à la même table.

Et c'est là que tout a commencé. Comme si les nombreuses fois où nous étions ensemble au café sans jamais nous parler ni nous regarder, avaient été la répétition de la pièce qui allait se jouer. Nos coeurs et nos corps se préparaient sans doute...Tu étais avec une fille qui te buvait des yeux. Elle était très jolie. Tu étais tout sourire, content de voir cet ami avec qui j'étais venu. Quand tu as levé les yeux vers moi pour me saluer, tu as eu un très court moment d'arrêt, ton regard est devenu brillant derrière tes longs cils. J'ai su que tu m'avais reconnu et que tout ce temps, comme moi, tu avais espéré qu'un jour nous nous parlerions. Ton sourire se fit encore plus rayonnant en me tendant la main, tu dis simplement : "on se connait déjà je crois". J'aimais ton expression malicieuse et mon coeur aussitôt fondit comme du beurre au soleil... J'aimais le contact avec ta main, douce et ta peau comme veloutée.

Inutile de dire que je n'ai pas vraiment réussi à me concentrer sur mes cours. Mon sang  vibrait dans tout mon corps. Je me sentais bête et moche. Je voulais éviter tout ce qui aurait pu risquer de te déplaire ou te donner une fausse idée de celui que je suis. De temps à autre - enfin - nos regards se croisaient. L'ami qui nous avait introduits sentit vite que quelque chose de spécial était en train de se passer et il sourit, juste un peu étonné, quand David me proposa de rentrer avec lui, "pour mieux faire connaissance". Notre ami commun devait retrouver la fille avec qui il sortait. je n'avais rien de prévu et ma petite amie de l'époque avait son cours de danse. 

Et c'est ainsi que tout commença. Après avoir raccompagnée la jolie lituanienne qui travaillait avec lui, nous avons marché. Longtemps. il faisait nuit. Nous parlions beaucoup, comme à la recherche du temps perdu. Puis soudain, au coin d'une rue un peu plus sombre, David prit mon bras comme pour me retenir. Comme si son geste était destiné à me prévenir d'un danger, je sursautais et regardais autour de nous. Il se rapprocha de moi et m'embrassa, plus il prit ma main et m'entraîna sous un porche assez profond que les réverbères n'éclairaient pas. Notre étreinte fut intense et passionnée. Toujours cette impression de vouloir rattraper le temps perdu... Nous avons passé la nuit ensemble. Pour moi c'était la première fois que je dormais avec un garçon, la première fois que je ressentais cette passion. J'aimais profondément la fille avec qui je sortais, nous projetions de nous installer ensemble à la prochaine rentrée et notre entente physique était parfaite. Pourtant David venait de tout remettre en question, par un regard, un baiser, une étreinte passionnée... 

 

Notre histoire dura plusieurs mois. Pendant plusieurs mois je menais une double vie, voire triple car je vivais chez mes parents à la campagne quand je n'étais pas à la fac, et en ville je partageais mes nuits entre la fille qui m'aimait et David que j'aimais aussi... Nous faisions des tas d'aménagements, nous nous organisions pour éviter qu'elle et lui se rencontrent. Il y avait les lieux que je fréquentais avec David où jamais nous allions avec ma petite amie... Une fois nous avions failli vivre un télescopage qui aurait pu être dramatique. David était avec sa bande d'amis dont celui qui nous avait présenté et qui suivait les mêmes cours que moi. Une fête d'anniversaire nous réunit tous et les deux personnes avec qui je faisais l'amour se retrouvèrent pour la première fois dans la même pièce. Certains amis savaient que j'étais avec elle, d'autres que je sortais avec David. Il eut suffi d'un mot lâché par inadvertance pour faire tout exploser... Mais rien ne se passa. David, toujours aussi gentil, toujours attentionné ne demandait ni n'exigeait rien. Il aimait faire l'amour avec moi et nous nous entendions parfaitement. Nous étions amoureux. Un amour joyeux et tranquille. Il savait que j'avais une fille dans ma vie. 

Parfois il disparaissait plusieurs jours et je ne le voyais plus, il n'appelait plus et je reprenais ma vie d'avant comme si de rien n'était. Je songeais à lui et cela devenait difficile pour moi de vivre normalement sans ressentir un manque, un vide que seul David pouvait combler.Puis soudain il revenait et nous reprenions notre vie, nos nuits, nos après-midis volés. Un jour, les cours se terminaient, les examens étaient derrière nous. J'étais seul dans l'appartement. David devait venir déjeuner avec moi. Il ne vint pas. Je ne devais jamais le revoir. Le lendemain je devais rentrer chez mes parents qui venaient me chercher puis nous devions nous installer dans notre maison au bord de la mer. Les semaines passèrent sans aucune nouvelle de David. Puis l'été se termina et ce fut la rentrée. Il ne donna plus aucun signe de vie. J'ai su bien plus tard qu'il avait été reçu dans une grande école loin de notre université. Je ne l'ai jamais revu.



 

11 octobre 2021

“Love you!” “-Mean it!”

- Love you ! 

- Mean it !

Echange verbal entendu sur le parking en remontant de la plage. deux garçons, grands, bronzés, leurs planches sous le bras. A peine vingt ans pour le plus vieux. Epaules larges, pectoraux rebondis, duvet blond sur leurs jambes encore bronzées. David et moi, n'avons pas pu nous empêcher de nous retourner. Le plus jeune a laissé tomber sa planche, lâché sa serviette et son sac et s'est précipité sur son compagnon lui sautant littéralement dessus. Ils sont tombés tous les deux, roulant comme deux chiots sur le sable en riant et en s'embrassant. Nous avons souri. Belle image avant le retour à la maison et la semaine qui nous attend. Attendrissant et rassurant. Personne sur le chemin ne semblait offusqué, mieux : personne ne remarqua ces deux jeunes hommes encore dans l'adolescence, mais personne non plus ne semblait ignorer ce qui se déroulait au milieu de tous, deux êtres amoureux et affirmaient leur bonheur en se couvrant de baisers. Quelque chose de beau, de tendre et de naturel. Moment joyeux offert au monde entier. Cette scène inattendue m'a fait penser à la célèbre chanson " Que je t'aime, que je t'aime" que nous n'avons pas arrêté de chanter à tue-tête David, Benedict et moi sur le chemin du retour.


 

Détente, Moments intimes, délires et c'est déjà lundi...

Savoir qu'on va dormir tard, que quelqu'un aura sorti le chien, que dehors il va faire beau et que l'automne une fois de plus est délicieux. Sentir monter l'odeur des muffins grillés et du café fraîchement moulu. Entendre David revenir de la cuisine avec le plateau... Les journaux du dimanche, les revues, les bouquins qu'on n'a jamais le temps de lire. "I'm starving" me dis-tu en posant le plateau sur le lit entre nous. C'est dimanche...

Puis des désirs câlins se faufilent dans la chambre silencieuse... L'attitude abandonnée et détendue de nos corps nus, le silence et l'air marin aussi, tout appelle nos esprits à des idées gentiment lascives, une autre sorte d'appétit qui nourrit l'amour et ne cesse de grandir. Délices sous les draps, complicité, rires et émotion aussi chaque fois renouvelée du plaisir partagé, tendre, toujours renouvelé comme aux premiers jours avec toi. Reposer après, se rendormir peut-être mais toute cette énergie amoureuse donne faim aussi. Les brioches de Mrs Shellerska sont sublimes avec le chocolat Dardenne arrivé hier de France que nous avons amené avec nous...

 
 
Faire l'amour est une douce chose quans le corps de l'autre n'a plus aucun secret pour nos mais demeure un mystère chaque fois redécouvert, avec surprise, avec émerveillement. Sentir dans nos effusions la présence du dieu Amour, cet éphèbe aux yeux clairs et espiègles qui guide nos mains, tend nos muscles et répand en nous cette force inextinguible qui nous pousse à aimer et renouvelle notre passion, alimnet notre désir.

Séance Selfies ensuite, délires et natures mortes (les vêtements sur la banquette, le plateau du petit-déjeuner, le reflet du vase de fleur sur le store, objets inanimés rendus uniques par la lumière du matin, jaune, diaphane, presque orangée et puis toi, qui m'attire dans ton jean que tu enfile en me parlant de je ne sais plus quoi, le tissu qui glisse sur la peau si douce et si ferme de tes jambes. Et ton rire de faune, et comme en ombre chinoise le dessin de ton buste, tes épaules, tes reins à la cambrure de jeune demi-dieu. " Tu semble descendre du Parnasse pour mon plus grand bonheur, jeune demi-dieu" dis-je en lui tendant les bras "Tu en es aussi" me dis-tu gentiment moi qui déplore chaque jour de nouveaux cheveux gris sur mes tempes, "mais toi tu ne l'es pas à moitié, tu le dieu absolu de ma mythologie, tu règnes sur mon Parnasse". Délicieux et touchant, ce bon mot que je sais sincère, fait briller mes yeux et les tiens, et me pousse l'un vers l'autre de nouveau...


 
Dix heures déjà. Notre logeuse vient de sortir. Nous entendons le chien aboyer et la voiture sur les graviers. Il va falloir nous lever, faire le lit, ranger un peu, nous laver et nous vêtir pusiqu'on nous attend à deux pas, sur le port, pour une sortie familiale en bateau. Larguons les amarres et voguons sur l'océan comme nous voguons dans le plaisir d'être ensemble, toi et moi. Nous. A chaque instant, le jour, la nuit. toujours. Comme dans la joie de ce dimanche ensoleillé. 
 

 
Nota Bene : les photos présentées sont à usage d'illustrations dans le sens littéral du mot et ne sont les portraits d'aucune des personnes mentionnées dans le texte. Inutile donc de m'écrire pour me demander d'autres photos de famille ! elles sont choisies pour leur esthétique et j'y cherche des similitudes et des ressemblances. Des illustrations quoi !

09 octobre 2021

Mouvement

mouvement (nom masculin) : Changement de position dans l'espace ;  "action par laquelle un corps passe d'un lieu à un autre" ( Descartes)/Etude du mouvement (cinématique, dynamique, mécanique) / Changement de position ou de place effectué par le corps ou de ses parties (geste). Des mouvements vifs, lents, aisés, maladroits/ Groupe d'individus se regroupant dans un but d'agir en commun. "Un nouveau mouvement politique a été créé".

La beauté que même une image fixe - peinture, dessin ou photographie - ne fige pas dans notre esprit, est encore plus marquante quand elle est en mouvement. Le détail du geste anodin de ce garçon nu sur son lit, fin, lisse, passant doucement sa main sur son mollet, la tête penchée révélant la blondeur de ses cheveux (Merci Nicolas de ton éternelle élégance) coupe le souffle tant l'harmonie du mouvement mêlée à la représentation de l'ensemble ne peut qu'émouvoir même les plus insensibles à la beauté mâle. Les mouvements du danseur, du nageur, du joueur de tennis sont autant de représentations de la beauté du corps. Certains sont incapables de s'en nourrir. il leur faut envisager ce qui peut salir, ternir la beauté qui jaillit devant nos yeux et nous fait toucher à l'universel, au divin, à l'existence des dieux - ou de Dieu - au-delà des religions  et de leurs préceptes et règles morales...

La beauté. un sujet bien plus important selon moi que les débats politiques, les combats de la "pensée" woke qui enrage à ne poarvenir encore à tout déboulonner pour inverser les choses, faire des anciens maîtres des esclaves à leur tour et proclamer contre la volonté même de l'énorme majorité de ceux que ces illuminés excités prétendent vouloir défendre et mettre en avant, ceux-là même qui veulent juste qu'on leur fiche la paix et qu'on leur permette de vivre comme tout le monde et de se fondre dans la masse de la grande foule humaine, avec les mêmes droits liés aux mêmes devoirs... Faire souffrir et contraindre le blanc dominateur esclavagiste, méchant blanc occidental dont les ancêtres depuis Athènes et Rome a passé son temps à soumettre les pauvres sauvages natifs qui ne demandaient rien... Non parler de beauté et d'amour est bien plus important et bien plus utile et profitable à l'humanité. Un homme heureux, apaisé, joyeux, tranquille n'aura rien à faire que son vosiin, son ami, son amant, son patron, son subalterne soit noir, jaune, ou vert ! 

Admirer le mouvement des garçons qui surfent, qui plongent, courent, se déshabillent en riant, jouent, se battent pour rire, se touchent et s'aiment, admirer la beauté des filles qui marchent dans la rue sans risquer de passer pour un pervers ou un obsédé sexuel... Aimer et baiser parce que cela fait partie de notre existence et ne devrait jamais qu'apporter la joie et le bonheur. respecter l'autre, l'aimer, l'aider, lui tendre la main quand il a besoin d'être aidé, accueilli, encouragé. C'est cela qu'il faut enseigner aux enfants, c'est cela qu'il faut déployer partout sur la planète. Oser cette fraternité naturelle chez les petits d'hommes avant que les adultes abrutis par leurs frustrations et leurs blocages mentaux ne les salissent avec la haine et le mépris de la différence... Bougeons, sautons, jouons, sourions, aimons. Apprenons à rechercher la beauté, à l'aimer. Partageons-la à chaque instant avec l'autre, celui ou celle que nous aimons, avec nos voisins, avec l'étranger, avec l'inconnu. Rien d'autre n'a d'importance et rien d'autre ne donne autant de force !

"I am nothing in my own individuality, what makes me human is to seek to be with others."  (Charles Pépin)

A lire ce magnifique ouvrage de Charles Pépin, "Quand la beauté nous sauve" ("In the Clutch of beauty) au lieu de perdre votre temps à lire les hystériques de la culture woke, ces pauvres gens qui ne veulent pas être en paix, qui ne souhaitent pas profiter du temps qui nous est imparti sur cette terre pour goûter au bonheur et à la sérénité, qui refusent la paix et ne sont que haine et ressentiment. Une culture de mal baisés en vérité ! Allez, laissons les à leurs aigreurs et à leurs vains combats et bon Weekend !
 

02 octobre 2021

Photo historique par Horace Bristol, US Navy, Rabaul Harbor

On the heat of battle, photographer Horace Bristol captured one of the most unique and erotic photos of WWII and maybe the only one with such a beautiful guy.

Horace Bristol photographed a young crewman of a US Navy “Dumbo” PBY rescue mission, manning his gun after having stripped naked and jumped into the water of Rabaul Harbor to rescue a badly burned Marine pilot. The Marine was shot down while bombing the Japanese-held fortress of Rabaul.

“We got a call to pick up an airman who was down in the Bay. The Japanese were shooting at him from the island, and when they saw us they started shooting at us. The man who was shot down was temporarily blinded, so one of our crew stripped off his clothes and jumped in to bring him aboard. He couldn’t have swum very well wearing his boots and clothes. As soon as we could, we took off. We weren’t waiting around for anybody to put on formal clothes. We were being shot at and wanted to get the hell out of there. The naked man got back into his position at his gun in the blister of the plane... And well, there was his butt, and I had a camera. I mean I am a historian.”

That is the BEST EVER quote about the nature of historians I’ve ever seen ! Certain moments afterall just need to be preserved for posterity, don't you think ? Have a good sunday, dudes.

22 septembre 2021

Connaissez-vous Laurent, l'auteur, inventeur et rédacteur de Red Mug, Blue Linen ? Il n'écrit sur son blog qu'en anglais et ce site est le plus élégant et le plus raffiné que je connaisse. les illustrations choisies sont toujours très belles, symboliques souvent, décalées toujours par rapport au sujet traité dans les différents billets du mystérieux Laurent, brillant bretteur d'idées, doté d'une culture nourrie aux même sources que celles de mes lecteurs préférés et celles de votre dévoué. Si vous en savez davantage sur lui, des échanges peut-être, ne dites rien. La beauté de son blog n'a pas besoin d'éclairage trop vif. Le lire est un bonheur quotidien. hélas, il semblerait que depuis quelques semaines, en réalité depuis février dernier, notre discret Laurent dont j'aimerai tant qu'il soit ce garçon qu'on voit de dos à côté du titre de son blog. Chemise bleu chambray en coton (celle du titre) élégamment usée (il n'y a que les parvenus et les sans-goûts qui portent des vêtements neufs, la patine et l'usage sont tellement plus élégants, "chics" comme disent les britanniques), coupe de cheveux classique et mug rouge basque (celui du titre). Du thé (chaud et au lait de préférence ou, accordons-lui cette péripétie esthétique, café noir allongé à l'américaine). Et en exergue cette sentence, définitive, qui situe où le visiteur se trouve :"A Gentleman doesn't dine in restaurants"

Sa présentation est un résumé d'élégance et d'intelligence. Voyez plutôt :

"Writing to a colleague in the 1930s, the physicist Wolfgang Pauli confessed, “I have done a terrible thing. I’ve postulated a particle that can not be detected.” Eventually, Pauli won the Nobel Prize for his Exclusion Principle, i.e., all material particles exhibit space-occupying behaviour - and could very well fall within the province of restaurants. I wonder if red mug, blue linen will be that terrible thing, a postulate without a particle - that a gentleman is only that creature whose nourishment occupies no space. But whether that is true, is less urgent to know than where it comes from."

De quoi continuer d'espérer dans l'avenir de l'humanité, tant que des êtres penseront et écriront, liront et débattrons  avec modération, intelligence, mesure et un mug de thé. Et ci-dessous la toute première illustration publiée sur le blog, le jeudi 29 juillet 2010, avec en légende ces simples mots : "Under development" et quel développement vraiment ! Et le commentaire d'un ami lecteur : "This i going to be something amazing. I can already tell!". Il avait raison, n'est-ce pas ?




Taedium vitae...

Cette crise sanitaire que l'ineptie et la bêtise des élites au pouvoir un peu partout dans le monde nous oblige à vivre, qui aide à grignoter timidement ou à la hussarde nos libertés et notre vie sociale devient partout et en permanence, le sujet et la préoccupation de tous. Des amis se déchirent, des familles se délitent, les portes claquent, la haine parfois même surgit. Partout on sent la lassitude et l'ennui. Le "Taedium vitae" des romains n'a jamais été autant répandu. 

Pourtant, il reste des joies et des petits bonheurs que le Covid ne peut atteindre ni détruire. Il suffit de les lister lorsque le doute nous étreint, l'ennui, la peur, le stress. La méthode marche, essayez donc.

 

Pour ma part, c'est la simple idée le matin lorsque je me lève de sentir à côté de moi la  personne que j'aime, de pouvoir contempler son corps parfait, sa peau lisse et bronzée, son sourire juvénile encore.

C'est savoir qu'après avoir vaqué à nos occupation réciproques, nous nous retrouverons ce soir.

C'est l'idée de prendre un capuccino et des amaretti tout à l'heure au Caffé Roma sur Broome Street, avec mes associés où nous parlerons de tout sauf du covid (prohibé), du travail (prohibé aussi), de politique (encore davantage interdit)...

C'est penser à notre soirée, avec Mark, David et Hélène et Frédéric deux nouveaux amis arrivés de Lyon il y a un an déjà et qui s'organisent pour ne jamais repartir. Nous dînerons a la maison et regarderons "Sunshine on Leith, cette tonitruante comédie musicale anglo-écossaise géniale. 

C'est la joie de la visionner avec le nouveau video-projecteur que nous avons acheté, un engin digne d'une vraie salle de cinéma !

C'est se souvenir d'un souvenir heureux, un moment d'enfance ou d'adolescence. Un premier émoi, une première fois, un voyage, une rencontre...

 C'est contempler un beau garçon qui passe sans la rue, un gymnaste accomplissant une figure difficile avec aisance, un nageur surgissant de l'écume comme le fils de Thétis quand il veut rejoindre Achille au large de Troie avant le combat, quand l'amour irradie son corps fait pour l'amour...




C'est la beauté en général, celle qui aide à vivre et à supporter la laideur de tout les reste, la beauté magnifiée par les anciens, philosophes et poètes, celle de la Jeunesse, de sa force, sa candeur et son entrain. Propos d'homme vieillissant ?  Est-on vieux qaund la quarantaine pointe son nez ? Certes aux yeux des plus jeunes...

Je me considère pourtant toujours comme un jeune homme, et parfois dans ma tête comme l'adolescent heureux que j'ai été - longtemps - et il m'arrive, quand une vitrine dans la rue ou le miroir de la salle de bain me renvoient l'image d'un type adulte, de ne pas tout de suite me reconnaître, une fraction de seconde j'ai en surimpression l'image de celui que j'étais à 17 ou 20 ans. Narcissisme ? Regrets ? 

Qu'y faire après tout, l'âge vient où les souvenirs de jeunesse s'estompent et le chemin est le même pour tous et le terme du chemin identique. Rien de triste finalement. En attendant le souffle ultime et le mystère de l'après, il nous ets donné de vivre. Alors, vivons ! 


Tout ce fouillis poético-psycho-machin écrit ce matin en revenant de promener le chien et avec en fonds sonore dans mes oreilles extrait de l'extraordinaire CD de Roberta Mamelli, ('Round M: Monteverdi Meets jazz), Madrigals, Book 8 (Madrigali, libro ottavo), "Madrigali guerrieri, et amorosi" ... Hava a good day, dudes !